Fabrice Reymond

La maison est le lieu de la réserve et de l'excès, du particulier et du général.

L'argent est-il le véhicule de l'idéologie ou l'idéologie elle-même?

Les échanges monétaires sont à 98% dus à des spéculations virtuelles. 98% de l'activité économique de la planète est destinée à s'assurer contre les risques pris avec les 2% restant.
La plus grande partie de l'activité humaine consiste toujours et encore à anticiper et à se protéger des risques naturels. La Bourse est notre peau de bête, elle nous éloigne et nous rapproche des cavernes.

L'argent est notre intermédiaire avec la réalité, comme le langage il nous sépare de l'ouvert. L'argent est le lieu de tous les transferts, on l'aime et on le déteste, il se substitue même à notre usure comme le portrait de Dorian Grey.

L'argent divise les hommes et les réunit en un désir commun.

L'occident pense qu'il y a toujours quelque chose à faire, l'orient pense que la meilleure solution est toujours de ne rien faire.
L'occident a réglé le problème de l'action par la séparation du savoir et du pouvoir, l'orient l'a réglé par leur immobilisation.

Il est né du choc frontal entre la pensée occidentale et la pensée orientale, du moment où la machine, lassée de jouir de son propre fonctionnement, a pris goût à la contemplation, du moment où la dialectique s'est mise en grève. Il est l'homme de Vitruve assis en lotus.

Qu'a-t-on fait de notre talent? Pourquoi sommes-nous toujours en sous régime? Pourquoi somme-nous incapable de nos capacités? Qu'est-ce qui nous a donné peur de la vitesse?
Marre de rouler avec le frein à main! Libérer l'hypothalamus, dégager la zone de commande du cerveau, investir sa libido dans le vide, dans l'espace hasardeux de chaque journée, ouvrir sa vie aux événements.

On attend l'événement comme le messie et quand il arrive on le condamne encore à mort.